31/10/2006

fable francophone

Un corbak du Canada qui sur un tronc traînait / S’accrochait au goulot un coulant plutôt gras. / Vint un goupil au fin pif, qu’à son parfum flairait / « Plutôt joli vot’ costard ! » qu’il lui lâcha… / « Jamais vu plus galant, sauf au palais, pour sûr ! / Mais ton chant vaut-il ton rutilant look, l’ami ? / Aucun courtisan, fût-il bavard, n’a mot si pur / Qu’il soit connu au son plus qu’à l’habit… » / Un bon mot qui sonna fort au conduit du corbak; / Il voulut ipso facto ouvrir son bavoir, / s’imagina sifflotant son argot, dans un amphi tout noir / applaudi sous un flot continu d’oh ! ah ! tabarnak… / Mais il fut par trop surpris quand goupil, malin, / Ouvrit fort à propos, garni d’aigüs tranchants, / sous son pif un trou profond, où coula son coulant. / L’animal avalait son prix, assouvissant / sa faim. Quand il comprit la raison du discours, / Confus, tout Chapon du Canada qu’il soit, / il rougit, mon corbak, puis plus jamais — sauf parfois — / n’accorda sa foi ni au from’ton, ni aux atours. (YYY alias Phil Le Jetd'Ô)

15:31 Écrit par YYY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yyy |  Facebook |

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